Les noms d'oiseau (décembre 2015)

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J’ai ouvert un compte Twitter non par passion moderniste ou désir de sacrifier à la mode des réseaux sociaux, mais pour disposer d’un contre-pouvoir à la chiennerie journalistique déchainée contre moi depuis bien longtemps. La presse française est en effet une juridiction d’exception subventionnée par l’Etat – sinon, elle s’effondrerait illico : 18 millions d’euros pour Le Monde, autant pour Le Figaro, les deux journaux les plus aidés, 11 pour Ouest-France, 10 pour Libération, autant pour Télérama… Elle peut salir, insulter, mépriser, humilier, vilipender et répandre son venin avec l’aide de l’argent du contribuable. La réponse à l’insulte n’y est évidemment pas tolérée. Sauf par tribunaux. J’ai été copieusement insulté, je n’ai jamais porté plainte contre aucun journal. J’ai donc ouvert ce compte pour donner mes vérités. Il venait de passer les 100.000 suiveurs.

J’ai cru qu’on pouvait formuler une idée en moins de 140 signes. Je le crois toujours. Mais j’ai mésestimé que ceux qui ont du mal à saisir une pensée en temps normal auraient du mal à saisir le concentré quand le délayé leur était déjà incompréhensible. Quand j’écris de Cayenne où je suis le soir des attentats du 13 novembre : « Nous récoltons nationalement ce que nous avons semé internationalement » je dis une chose qui n’est pas entendue et que je dis depuis toujours. A savoir que toute chose est un effet de causes qu’il faut chercher. Principe élémentaire pour quiconque veut penser.

Je dis donc en 140 signes que : le renoncement de la gauche à être de gauche sur le terrain international lorsque Mitterrand emboîte le pas à la politique belliciste de Bush en 1990 a généré une situation qui produit le terrorisme en France ; de même je dis par ailleurs depuis le même temps que le renoncement de la gauche...

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