Propaganda

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La presse n’est pas libre, ne l’a jamais été et ne le sera jamais : elle est subjective, idéologique et de parti pris. Elle défend une ligne qui est le Bien, puis elle attaque tout ce qui n’est pas cette ligne et le transforme en Mal.

Il existe une presse qui abat les cartes et fait savoir qu’elle est militante : par exemple, à gauche, L’Humanité ou Politis et Rivarol ou Présent à l’extrême-droite, la vraie – celle qui a des trémolos dans la voix quand elle parle de Vichy, de Pétain, de l’Algérie française et de l’OAS. C’est aussi celle qui a le verbe haineux quand elle parle des Juifs. Comme dans le missel pour le catholique, on sait qu’en la lisant on se retrouvera chez soi : une nostalgie de Robespierre et de son gouvernement révolutionnaire bien affilé chez les premiers, un regret de Bastien Thiry et de son projet de tuer l’homme du 18 juin chez les seconds. Cette presse dit sa vérité, elle prétend toujours qu’il s’agit de la vérité, mais, finalement c’est la vérité de la tribu et rien d’autre. Or une vérité de tribu est une opinion.

Cette presse d’opinion a le mérite de ne pas avancer masquée. On sait qui elle est. Ce qui n’est pas le cas de la presque totalité des autres titres de la presse d’information qui ajoute la dissimulation au parti-pris. De droite comme de gauche, elles font toutes la propagande de l’idéologie dominante en prétendant dire le vrai sous couvert de compétence économique : celle de l’Europe libérale.

Cette Europe organise autocratiquement le libéralisme, un comble en même temps qu’un paradoxe,  de façon à ce que les marchés (la fameuse « concurrence libre et non faussée »…) décident pour le peuple de son destin. Depuis Maastricht, cette idéologie est à la France ce que...

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